Demain, c’est le grand départ, et je me sens un peu comme si c’était la veille d’un voyage scolaire dont on parle depuis des mois. Ce voyage n’est pas scolaire, mais il trotte dans ma tête depuis déjà 5 mois.

 

La démission

En effet, le 20 juin dernier, je décide de poser ma démission après 2 ans à Paris à un poste de consultant. La raison de cette décision ? Certainement les 1h30 de grincement des rails du métro et du RER C matin et soir pendant 1 an, qui allaient se transformer en 1h45, deux fois par jour. Mais en réalité, ils n’ont été que le déclencheur. La vérité est que l’essence même de mon travail ne me plaisait pas plus que cela, même si j’y ai trouvé de la satisfaction pendant un certain temps et si j’appréciais les personnes avec lesquelles je travaillais.

Peut-être ai-je aussi été frappé par cette fameuse désillusion du monde du travail ? Vous savez, ce sentiment que tant de jeunes impatients ressentent dans un contexte professionnel souvent idéalisé, manquant d’intégrité et d’authenticité.

Bref, tous ces éléments, combinés avec une envie de longue date de parcourir le monde (petit, je voulais devenir aventurier !) et avec mon état d’esprit propice à un changement complet d’environnement, n’ont fait que de précipiter l’inévitable : je devais quitter mon job et visiter le monde.

 

Le tour du monde

Alors pourquoi un tour du monde plutôt que de longues vacances réparatrices ? C’est vrai, après tout, un tour du monde est plus cher, dure plus longtemps et retarde l’âge de la retraite (oui, oui, je pense déjà à la retraite !). Mais j’ai pris goût aux voyages fin 2013 après un Nouvel An entre amis en Laponie.

J’ai envie de découvrir des cultures, des endroits, des personnes, des merveilles. Je veux prendre mon temps, vivre mes propres expériences et prendre le recul nécessaire à la définition de mes objectifs de vie. J’ai également besoin de me dépasser, à la fois physiquement et mentalement.

Je crois que vous l’avez compris : quelques semaines ne suffiront pas.

Je partirai seul et j’espère faire de belles rencontres tout au long de mon voyage. Sur certaines étapes, des amis et de la famille me rejoindront et je serai heureux de partager quelques moments privilégiés avec eux.

 

La préparation

Quelques étapes essentielles sont nécessaires à la préparation d’un tour du monde.

Le choix des destinations

La première étape est de choisir son parcours afin d’estimer son budget et la durée du voyage.

J’ai listé tous les pays que je souhaitais visiter de prime abord. J’en ai trouvé 70 ! Il fallait de toute évidence réduire cette liste. Je suis donc parti sur une hypothèse de 3 semaines par pays sur une durée d’un an. J’ai ensuite rassemblé l’ensemble des données pertinentes à la prise de décision : nécessité d’un visa, budget quotidien et conditions climatiques. En recoupant le tout avec les positions géographiques des pays et avec la lecture transverse du Lonely Planet Monde, j’ai réussi à définir un parcours de 20 pays sur une durée d’un peu plus de 13 mois. Vous pouvez retrouver la liste de ces pays sur cette page.

Bien évidemment, 3 semaines par pays est discutable. Certains diront que c’est trop peu, d’autres que c’est largement suffisant pour de petits pays, mais c’est une première hypothèse que je trouve cohérente avec ma vision d’une visite d’un pays de taille moyenne. L’ensemble de mon planning et la liste des pays sont prévisionnels, à réajuster en fonction de mes envies une fois « sur le terrain ».

Il est tout à faire envisageable de rentrer au bout de 5 mois si je suis satisfait de mes expériences. Mais il n’est pas non plus impossible de prolonger le voyage si je trouve des méthodes de financement.

Image d'une feuille de calcul Excel

Mon tableau Excel qui regroupe la liste des informations sur chaque pays

 

La constitution du sac à dos

Pas si simple à réaliser, si l’on tient compte des éléments : grandes chaleurs, températures négatives, humidité, sécheresse, pluie, neige, boue, etc… Bref, il me fallait être polyvalent tout en ayant le moins de poids possible, car même si la seule limite que l’on m’imposera sera les 21 kg des compagnies aériennes, mon dos ne les supportera pas lors des treks que j’ai prévus.

J’ai donc listé et pesé, un à un, les articles que comptais emporter afin de choisir ce qui était indispensable. Finalement, j’ai réussi à atteindre un poids d’environ 15 kg.

 

Le départ de Paris, une étape critique

J’ai vraiment réalisé mon départ lorsque j’ai rendu les clefs de mon appartement à Paris.  C’était un « au revoir » officiel à ma vie parisienne, aux terrasses bondées, à ces magnifiques cours intérieures, aux SDF toujours plus présents, aux rencontres inattendues dans le métro ou au coin d’une rue, aux chanteurs du vendredi soir à Saint-Michel, à la chorale russe à Châtelet le samedi, à la tête de John Hamon sur la moitié des murs de Paris, à ces courses à pied sur les quais et berges de Seine, à la Coulée Verte, à ma chère boulangère grincheuse au nez crochu, à ma coiffeuse aux beaux yeux, au bar que nous surnommons le Pim’s et surtout à mes amis sur place.

Alors oui, je quitte ma vie actuelle, ma famille et mes amis pour vivre cette expérience. Je l’assume pleinement, mais bon, je dois tout de même avouer que j’ai gardé ma carte de fidélité Monoprix.

 

 

Ma chère Paris, Tschüss! #paris #notredameparis #notredame #parisbynight #tschuss #parisbynight #lastpims

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Pour partager mon expérience…

A la veille de mon départ, je publie officiellement ce premier article. Il est plutôt long, je vous l’accorde, mais répond à l’ensemble des questions qu’on m’a posées ces derniers mois. Je vous invite également à aller visiter la page Pays du site, sur laquelle j’indique ma localisation actuelle, je liste les pays que je compte visiter et tiendrai un compteur de kilomètres parcourus.

J’ai dans l’idée de poster régulièrement des articles, sans doute plus courts, afin de vous faire partager mes expériences de voyage. N’hésitez pas à vous abonner à ma page Facebook, mon compte Twitter ou ma newsletter pour être informés des nouveaux articles sur ce blog. De plus, je posterai fréquemment des photos sur Instagram !

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Oh, et j’imagine que certains se demandent sûrement pourquoi j’ai choisi ce nom de blog. La prochaine fois que vous mangez un pamplemousse, essayez de le faire rouler entre votre paume de main et une surface plane : la pulpe se rompra et permettra de libérer plus de jus vitaminé quand vous le presserez. C’est une sorte de carpe diem dans le sens où il faut tirer le meilleur de ce que l’on a et en profiter au maximum. Mais n’allez pas croire que je suis philosophe, c’est aussi et surtout parce que je trouvais l’expression cool !

Alors maintenant que tout est dit, je vais profiter de ma dernière soirée en France avant le départ de demain : ces prochaines semaines, j’irai rouler mon pamplemousse au Japon !